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Comment transplanter un arbre ou arbuste ?

Pour plusieurs raisons (réaménagement du jardin, déménagement), on est parfois amené à déplacer un plant ou un arbre. Il s’agit d’une opération simple mais risquée si elle n’est pas réalisée au bon moment, en respectant quelques règles.

La transplantation d’un arbre adulte doit autant que possible être évitée car les risques d’échec sont importants. Elle doit être systématiquement accompagnée d’une taille des branches et des racines.
Pour les jeunes arbres fruitiers, on conseille de mettre à nu les racines et d’effectuer un pralinage avant de les remettre en terre.
Pour les arbres plus âgés, le risque est réduit s’il l’on extrait une motte de grande taille mais l'opération s’avère alors plus compliquée.

En ce qui concerne les arbustes de moins de 1.5 m, il y a moins de risque, mais certaines variétés supportent l’opération moins bien que d’autres. Dans ce cas, on réalise un cernage plusieurs mois à l’avance pour préparer le système racinaire à la transplantation.
À l’inverse, les arbustes de terre de bruyère (rhododendrons, azalées, hortensia) dont les racines sont contactées autour du pied, se transplantent sans difficulté.

Quand déplacer un arbre ?

Qu’il s’agisse d’un arbre fruitier, d’une vigne, d’un palmier, d’un olivier, d’un arbuste grimpant ou d'une plante d’ornement à fleurs, la transplantation d’un végétal doit se faire pendant la période de repos végétatif. Elle commence vers octobre-novembre et se termine vers mars-avril selon la région.
Si vous avez le choix, il est toujours préférable de déplacer un plant, surtout s’il est relativement âgé et imposant, au début de la saison froide entre octobre et décembre, pour favoriser le développement racinaire dans la terre encore chaude et assurer une meilleure reprise au printemps suivant.

Important: si vous ne pouvez pas remettre immédiatement le sujet en terre après l’avoir déterré, vous devez le conserver à l’abri du gel et maintenir la motte dans un bac ou un sac opaque rempli de terre ou de sable.

Nos conseils et recommandations

  • Ne transplantez jamais un végétal en période de gel ou de forte chaleur.
  • La veille, arrosez copieusement le sol afin d’hydrater les racines et ramollir la terre pour retirer plus facilement la motte.
  • Utilisez une fourche bêche pour ne pas sectionner les racines lorsque vous déterrez la motte.
  • Ameublissez la terre sur les côtés et dans le fond du trou de plantation pour permettre aux racines de se développer autour de la motte.
  • Incorporez à la terre une poignée d’amendement organique (compost, fumier de cheval, corne broyée, poudre d'os).

Les gestes de base pour transplanter un arbre ou arbuste

Cette vidéo montre comment transplanter un conifère, la méthode restant similaire, quel que soit le plant à déplacer.

  1. Quelques jours avant ou la veille, dégager la terre, former une cuvette autour du plant et arroser.
  2. Creuser une tranchée tout autour du plant en plaçant la bêche à la perpendiculaire du tronc pour ne pas déchirer les racines.
  3. Dégager la terre sous la motte, retirer la motte et déposer la motte sur un sac en plastique ou une bâche la motte pour la faire glisser jusqu’à son nouvel emplacement.
  4. Creuser le nouveau trou de plantation d’une profondeur et d’une largeur au moins égale à la motte.
  5. Verser un arrosoir d’eau dans le trou, déposer une poignée de corne broyée et poser la motte au milieu du trou.
  6. Combler les espaces de terre meuble, tasser et arroser à nouveau en pluie fine.

Comment déplacer un rosier ?

Il faut savoir que plus le sujet est jeune et plus vos chances de réussite sont élevées. Pour un rosier qui a déjà passé quelques années en terre, il est recommandé de réduire sa couronne plusieurs semaines à l’avance, et d’attendre qu’il ait perdu toutes ses feuilles pour le déplacer.
Pour favoriser la reprise, mélangez dans la terre du trou de plantation, un peu d’amendement organique, et apportez de l’engrais à la plante au début du printemps pour assurer une bonne floraison.
Par ailleurs, il est déconseillé de planter le rosier dans un endroit où vous avez déjà fait pousser un ou plusieurs autres rosiers dans les 5 dernières années. Les phytotoxines sécrétées par d’anciens sujets risquent en effet de détériorer les racines du nouveau sujet. Dans le cas où vous n’auriez pas le choix d’un autre emplacement, il est alors indispensable de renouveler la terre sur une profondeur d’au moins 60 cm.

Les étapes à effectuer pour transplanter un rosier

  1. Réduire la couronne d'environ un tiers quelques semaines avant la transplantation.
  2. Arroser copieusement la terre un jour avant la transplantation.
  3. Le jour de la transplantation, tailler les branches à 20 cm de la base en coupant au-dessus d’un oeil.
  4. Creuser un trou au nouvel emplacement du rosier d’un diamètre et d’une profondeur d’au moins 40 cm selon la taille de la motte.
  5. Retirer la motte de terre, éliminer les racines abîmées ou anciennes et couper l’extrémité des racines saines.
  6. Mettre la motte en terre et reboucher le trou en enterrant le collet (base d’où partent les ramures) et en laissant visible le point de greffe (bourrelet au-dessus du collet).
  7. Tasser et butter le rosier pour former une civette puis terminer par un bon arrosage (prévoir quelques apports d’eau pendant l’hiver).

Cet article pour apprendre à transplanter un arbre ou arbuste a été rédigé par
Émilie V.

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