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Que faire de sa vie ?

Où vais-je, où courge, dans quelle étagère ? Question épineuse s'il en est. Chaque route est unique, résultant de quelques unes des milliers de combinaisons de circonstances qui existent. Ébauchons déjà quelques grandes lignes afin de trouver une piste.

Que faire de ma vie ? Cette question, on se la pose toutes et tous, à partir de l'âge où l'on prend conscience qu'il va bien falloir trouver le moyen d'occuper ces quelques dizaines d'années qui sont devant nous. Cet âge du questionnement est variable selon les personnes, même si tout commence généralement avec le choix de l'orientation professionnelle.

On peut répondre "pompier qui fait des jeux vidéo" ou "chanteuse-maîtresse" à 6 ans sans trop de conséquences. À 28, c'est plus problématique mais disons que cela reste un objectif. Seulement voilà, parfois on a beau chercher, on n'a aucune réponse, c'est le vide, le néant, aussi bien du point de vue professionnel que personnel. On a besoin d'un but. Voici quelques suggestions, répertoriées chronologiquement selon des tranches d'âge caractéristiques.


De 0 à 5 ans

Bonjour, bienvenue sur Terre ! Pour l'instant c'est pas la peine de se mettre la rate au court-bouillon, tout est géré pour vous. Il n'y a qu'un seul et unique objectif dans cette première phase :

  • PRO-FI-TER. Profiter à fond de cette période bénie et insouciante, avant que les vrais ennuis ne commencent.

De 5 à10 ans

C'est la phase d'apprentissage des premiers liens sociaux et amicaux. Le but est donc d'assimiler quelques principes de base. Par exemple :

  • La générosité : proposer à son meilleur copain de partager un Pitch au chocolat avec lui s'il a écrabouillé le sien dans faire exprès.
  • La politesse : “bonjour, merci, au revoir” valent mieux que “prout, caca, prout-prout”.
  • Le bon sens : ne pas tomber dans le piège de Clémentine quand elle dit “Si tu me donnes toutes tes cartes Pokemon, je te fais un bisou d'amoureuse”.

De 10 à 15 ans

Et voilà, ça commence : anglais ou espagnol ? Foot ou escalade ? Justin Bieber ou Stromaé ? C'est aussi l'heure des premières rébellions. On se fixe des objectifs réalisables :

  • Repérer parmi les adultes qui vous entourent ceux qui vous donnent envie d'être un peu comme eux, ceux qui vous inspirent, et pourquoi.
  • Même chose pour ceux qui, au contraire, représentent tout ou partie de ce que vous ne voulez surtout pas devenir.
  • Et maintenant faites un petit bilan : cela peut vous aider à définir les premiers critères de votre orientation (ce que vous voulez faire de votre vie et quel genre de personne vous voulez devenir). Ce genre de réflexion a davantage d'impact en prenant pour exemples des personnes plus ou moins proches de vous, mais en tout cas réelles.
  • Il est également souhaitable d'arrêter de beugler “j'ai pas demandé à naître” à chaque fois que l'on s'adresse à vous.

De 15 à 20 ans

  • La période transitoire, charnière, aka l'âge de merde : en 5 ans, on est supposé boucler ses études, devenir majeur, choisir le métier que l'on veut exercer, obtenir son permis de conduire, son dépucelage et sa carte bancaire. Bref, on est supposé devenir adulte et les choses se corsent sacrément. Si vous suivez un parcours bateau sans véritable motivation, il y a de grandes chances pour que cela continue ainsi toute votre vie. Le but sera alors, le plus tôt possible, de trouver un hobby, une passion, une envie, quelque chose qui devienne votre moteur.
  • Essayez-vous à différentes activités périscolaires : musique, dessin, sport, mécanique, photo, informatique, jardinage, cuisine... Vous avez peut-être, sans le savoir, le talent d'un Jimmy Hendrix ou d'une Annie Leibovitz (même 1/10ème de leur talent, c'est plus que bien pour commencer).
  • Soyez honnête avec vous-même : vous voulez faire cette école de cinéma pour vous la raconter ou parce que vous avez un besoin vital de mettre en images votre imagination débordante ?
  • Le but de votre vie n'est pas de faire plaisir à vos parents : devenez avocat parce que vous avez des convictions, pas pour faire comme Papa ou parce que Maman en a toujours rêvé.
  • Donnez-vous les moyens de réussir : oui, cette école coûte un bras, mais vous voulez à tout prix la faire. Donc si le financement ne vous tombe pas tout seul dans la poche, il y a des solutions. Bourse d'études, prêt étudiant, petit(s) boulot(s)... Ce ne sera peut-être pas facile tous les jours mais c'est votre investissement personnel pour votre avenir.
  • Ne vous découragez pas : Steven Spielberg a été boulé 3 fois de la University of Southern California Film School et Dyson a fabriqué plus de 5 000 prototypes de son aspirateur avant de réussir.

De 20 à 30 ans

La tranche de la réalisation de soi. Vous êtes sur votre lancée : premier vrai boulot, premier appart à deux, un Pel et une Clio en leasing. Enfin a priori parce que vous êtes peut-être encore en train d'errer dans les limbes du “je sais pas quoi faire alors je fais rien”. Là il faut commencer à se botter le cul sérieusement :

  • Faites la différence entre une vraie dépression dûe au fait que vous ne savez pas par quel bout prendre votre vie et un projet d'existence inavoué qui consiste uniquement à toucher des allocs et regarder la télé.
  • Il n'est jamais trop tard pour s'apercevoir qu'on s'est trompé de voie et en changer. Mutation, formation, reconversion, déménagement en France ou à l'étranger... Cherchez bien, réfléchissez, il y a forcément une solution. Et si vraiment il n'y en n'a pas, au moins vous n'aurez pas le regret de ne pas avoir essayé.
  • Réussir sa vie ne veut pas forcément dire réussir professionnellement, sauf évidemment si c'est votre métier qui vous rend heureux. Vous pouvez avoir un boulot purement alimentaire et satisfaire votre penchant pour le chant lyrique ou l'art du macramé au XIXème siècle pendant votre temps libre.

Vers 40 ans

On dresse généralement un premier bilan à cet âge-là et la question devient “alors, qu'ai-je fait de ma vie ?”, “qu'ai-je accompli ?”. On compte combien on a d'enfants, de mètres carrés, d'années de mariage, d'ancienneté au taf et on compare avec ce que l'on imaginait quand on était plus jeune. Il y a aussi de fortes chances pour que vous ayez connu quelques accidents de la vie.

  • Vous êtes au chômage ? Rendez-vous utile en attendant, faites du bénévolat, c'est toujours une occasion de rencontrer du monde et on ne sait jamais, une vocation tardive peut naître.
  • Pensez à vous. Il n'est pas trop tard pour apprendre à jouer du piano, couper les ponts avec les personnes négatives, renouer avec cette cousine éloignée que vous aimiez bien, vous faire tatouer...

Vers 50-65 ans

Les enfants quittent la maison et la retraite approche, c'est beaucoup de vide d'un coup et cela peut être très déstabilisant. Là encore, pensez à vous, d'autant plus que vous allez avoir le temps : vous êtes libéré de l'éducation de vos enfants et de vos obligations professionnelles. Vous êtes libre, donc c'est pas le moment de venir vous gâcher le plaisir. Vous avez principalement œuvré pour les autres (vos enfants ou votre patron) jusqu'à présent, désormais c'est vous d'abord et rien que vous, vous avez gagné le droit d'être un peu égoïste.

  • Listez ce que vous auriez voulu faire “si vous aviez eu plus de temps” et faites-le.
  • Listez ce que vous avez envie de faire et faites-le.

Vers 70-80-90 ans

Bon, là, si vous vous demandez encore quoi faire de votre vie, c'est optimiste et c'est super : on veut bien vos idées dans les commentaires.

Vers 100 ans

Vous êtes encore là ?!?

Pendant que vous y êtes, vous pourriez essayer de :

  • Trouver le produit magique qui va supprimer la poussière pour toujours et devenir le héros multi-milliardaire de millions de ménagères.
  • Sauver le monde, ce qui devrait vous occuper un moment.

Cet article a été rédigé par
Cécile L.

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