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Comment se débarrasser de ceux qui s'incrustent ?

Qu'il s'agisse d'amis qui traînent en fin de soirée ou d'un dépannage-canapé de quelques jours dont on ne voit plus la fin, les gens qui s'incrustent sont par définition très difficiles à déloger. Vous trouverez ici quelques conseils pour y arriver enfin.

On en connaît tous au moins une. Une de ces personnes sans scrupules ni respect, qui ont pour règle de vie de profiter des autres en général et de vous en particulier, parce que vous êtes d'une nature bienveillante, loyale et altruiste. Il y a cependant différents niveaux d'incruste, définis par la durée bien sûr mais aussi par la fréquence et le degré d'envahissement produit par le squatteur. Il faut donc commencer par identifier le type de parasite auquel vous avez à faire. Ensuite, vous pourrez appliquer la meilleure méthode pour vous en débarrasser.


Le pote de fin soirée

  • Descriptif : il n'est pas méchant, c'est un squatteur occasionnel. Il a juste grave la flemme de reprendre sa voiture / le métro. Tout vos autres invités sont repartis depuis longtemps mais lui est bien, là, avachi sur votre canapé depuis 19h30, à dire depuis deux heures “allez, encore un verre / une clope et j'y vais”. C'est souvent un grand bavard.
  • Comment s'en débarrasser : lui dire “ben termine-le/la vite, je voudrais aller me coucher”. Puis dans la foulée, débarrassez la table, rangez, videz les cendriers etc. S'il n'est pas en fait un squatteur de type “profiteur”, il rentrera chez lui sans problème et en vous remerciant pour cette bonne soirée.

Le pique-assiette

  • Descriptif : c'est un opportuniste. Il est un peu moins sans gène que les cas suivants, cependant il ne ratera jamais une occasion de profiter à fond de vos invitations et de tout ce qu'il peut vous taxer. C'est assez facile de le repérer : il va se jeter sur les grignotages de l'apéro pour en manger un maximum, il se resservira deux ou trois fois à table, il n'a pas eu le temps de racheter des clopes, il n'a plus de forfait internet sur son mobile et il a un peu froid t'aurais-pas-un-pull-à-me-prêter-steup.
  • Comment s'en débarrasser : une fois qu'il est là c'est trop tard. Mais comme vous savez désormais à quoi vous en tenir, vous ne l'inviterez plus.

Le qui-se-fait-chier

  • Descriptif : le qui-se-fait-chier va venir chez vous pour se “désennuyer”, généralement le dimanche après-midi quand vous avez envie d'être peinard. Il arrive toujours à l'improviste, les mains vides bien sûr, il s'impose et va tout naturellement s'installer dans votre canapé en vous demandant de lui faire un café. Là, il va s'engluer le plus longtemps possible, attendant que vous lui proposiez de rester dîner, ou alors il vous fera comprendre subtilement ce qu'il attend de vous : “Pfff, chuis crevé. Je casserais bien une dalle, t'as quoi à bouffer ?”. Faites gaffe, vraiment : si vous ne le virez pas très vite, ce parasite reviendra tous les dimanches et dès qu'il s'emmerde. En effet, le qui-se-fait-chier est très collant. C'est un pauvre type qui essaye de (se) convaincre qu'il a une vie sociale.
  • Comment s'en débarrasser : soyez très clair. “Tu me gonfles, maintenant tu attendras d'être invité pour venir ici” devrait suffir. Il le prendra sûrement très mal mais il l'aura bien cherché.

Le profiteur

  • Descriptif : lui aussi arrive toujours les mains vides (“j'ai pas eu le temps”) ou avec une piquette à deux balles s'il sent qu'il commence à être cramé. Il va baffrer comme quatre pour bien profiter de cette nourriture qu'il n'a pas payée (ni aidé à préparer, évidemment) et vise dès le début l'incruste pour la nuit. Il utilisera un prétexte infaillible et péremptoire : “J'ai trop bu, je vais dormir là”. Le lendemain, vous constaterez qu'il a vidé le ballon d'eau chaude pour sa douche, qu'il a boulotté la brioche du petit-déj' avec le reste de beurre et qu'il est devant votre ordinateur, avec son portable en charge dans la cuisine (il a fouillé pour trouver un câble).
  • Comment s'en débarrasser : la première option est de lui dire aussitôt “pas de problème, je te raccompagne”. Sinon, plan B le lendemain matin. Faux-cul comme pas deux, le profiteur va exploiter le plus possible le fait que vous dormiez encore. Donc levez-vous avant lui, très tôt histoire de bien lui pourrir le réveil et virez-le sans lui laisser la chance d'en placer une : “T'as l'air en pleine forme. Tiens, voilà tes clés, allez rentre bien”. S'il résiste, soyez franc (“Je veux être tranquille”) plutôt que de bidonner un mensonge foireux impliquant l'arrivée imminente d'une tante et de ses quatre enfants. Puis vous retournez finir votre grasse matinée.

Le pique-assiette profiteur qui-se-fait-chier de fin de soirée

  • Descriptif : comme son nom l'indique, il est un concentré de tous les cas décrits plus haut. C'est le radin par excellence, le crevard suprême, le parasite premium. Il a pourtant un domicile et n'est pas particulièrement fauché puisqu'il profite largement des autres. Il vous invitera peut-être chez lui une fois par an, avec au maximum deux personnes en plus, soit disant parce que son appart est trop petit (quand vous, vous faites des teufs à 25 dans votre deux pièces). En bon pingre qui se respecte, il vous servira un mini-apéro et un repas de qualité médiocre. Il passe ses vacances dans sa famille (pour lui, famille = gratuit), prend ce qu'il y a de plus cher quand il est au resto avec des potes mais exige de diviser la note parce que “pas de chichis entre nous, on divise”. C'est le genre aussi à se défiler dès qu'il est question de rendre service. Et puis on l'imagine bien, tout seul, déguster un bon verre de vin en se tripotant sur son relevé de compte en banque.
  • Comment s'en débarrasser : en ne l'invitant plus nulle part et en l'envoyant bouler aussitôt qu'il tente une opération d'incruste. De plus, ce modèle de squatteur agit de la sorte avec tout le monde et viendra inévitablement le jour où lui et son Codevi bien garni se retrouveront comme des cons et ce sera bien fait.

Le looser

  • Descriptif : c'est le copain qui vient de perdre son boulot ou le cousin qui s'est fait larguer. Il a besoin de soutien moral ou d'un petit dépannage de logement pour deux-trois-jours-pas-plus. Mais insidieusement il s'installe, prend ses marques, devient de plus en plus envahissant en vous assurant chaque jour que “t'inquiète, je vais me reprendre, tu vas voir”. Or il est toujours là un mois plus tard. Il glande toute la journée devant la télé ou/et sur votre ordi, vous laisse gérer courses / cuisine / ménage / lessive etc, et n'a aucune intention de participer financièrement au fonctionnement du logement. Il justifie son oisiveté par un manque de motivation dû au “traumatisme” qu'il vient de subir (le looser est souvent grandiloquent) et est complètement évasif lorsqu'il s'agit d'argent (“je te revaudrai ça”).
  • Comment s'en débarrasser : si c'est vraiment un ami qui s'enfonce malgré lui, vous saurez l'aider. Si c'est un boulet toxique et fauché qui n'est là que pour profiter de votre gentillesse, là encore il faut faire preuve de fermeté et l'ultimatum reste le plus efficace. Donnez-lui quelques jours (ou 2 heures, selon votre degré de ral-le-bol) pour quitter les (vos) lieux. Pendant cette durée, verrouillez votre ordinateur avec un mot de passe (ou coupez internet quand vous êtes absent), ne lavez plus son linge, mettez ce qui lui appartient et qui traîne dans un sac ou un carton, ne cuisinez plus pour lui, n'achetez à manger que pour vous et au fur et à mesure des repas. Vous pouvez aussi couper le courant et l'eau quand vous nêtes pas chez vous. Si cela ne lui met pas la puce à l'oreille, demandez l'aide de deux ou trois potes et mettez-le dehors.

Cet article pour apprendre à se débarrasser de ceux qui s'incrustent a été rédigé par
Cécile L.

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