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Comment bien parler anglais ?

La langue anglaise étant absolument partout aujourd'hui, il pourra vous être utile de connaître quelques trucs et astuces qui vous permettront de ne pas rester complètement à côté de la plaque le cas échéant. Let's go.

L'anglais est indéniablement présent dans le vocabulaire d'aujourd'hui, quels que soient les domaines : dans la musique, dans la communication, dans l'informatique... Si le mandarin et l'espagnol sont les langues les plus parlées de la planète, c'est du fait du nombre de locuteurs natifs. Mais l'anglais arrive en 3ème position et c'est la langue étrangère la plus enseignée au monde. Pourquoi ? Mais parce que c'est fastoche, pardi. Bien plus que le chinois ou l'allemand, en tout cas. Bien sûr, il n'est pas question de vous proposer ici une formation accélérée en anglais, mais plutôt de vous donner quelques combines pour éviter les écueils habituels : les pièges de l'accent, du vocabulaire, de la syntaxe... et si vous êtes sages, on va même dire des gros mots.


La syntaxe et la grammaire

Les anglais ont parfois une curieuse façon de construire leurs phrases. Ils mettent les adjectifs avant le nom ou le pronom concerné et, quand ils posent une question, il n'est pas rare qu'elle soit montée à l'envers. En même temps, ils conduisent à gauche donc ne nous étonnons pas de leurs excentricités. Ah, très important parce que c'est toujours ça de gagné : les adjectifs ne s'accordent jamais, donc pas de déclinaisons laborieuses (cf l'allemand).

  • He has a crappy job → Il a un naze métier.
  • He has a sale tronche → Il n'a pas un physique facile.
  • Where are you from ? → Où es-tu de ?
  • Is there any room left ? → Y-a-t'il de la place reste ?
  • Are you fucking kidding me ? → Es-tu fucking moquer moi ?

NB : une phrase française est souvent plus longue une fois traduite en anglais, et recto versa. En français, "Putain de bordel de merde à chiotte à la con de sa mère" ="Fuck" en anglais.


Les pièges du pluriel

Ah ils sont filous nos amis glaouiches. Leur langue est simple, certes, mais vous y trouverez, comme chez nous, de bonnes exceptions à la règle bien tordues. Par exemple : le pluriel. On rajoute un 's', me direz-vous. Oui, mais pas que. Vous savez certainement que le pluriel de "man" est "men". Logiquement, celui de "woman" est "women". Gagné. Mais le pluriel de "mouse" est "mice". De là à dire que le pluriel de "house" est "hice", il n'y a qu'un pas que vous franchirez seulement si vous voulez tomber dans le piège. On peut continuer avec tooth/teeth, child/children, wolf/wolves...


Vocabulaire et faux amis

Ici pas de secret, le vocabulaire s'acquiert avec de la pratique. Un bon exercice est de regarder les séries ou films en version originale sous-titrée en français puis/ou en anglais, de façon à assimiler également l'orthographe. Il faut en revanche se méfier des faux-amis. Comme son nom l'indique, le perfide faux-ami vous fait croire que oui alors qu'en fait non. Exemple : "cave" en anglais, c'est une cave, comme en français, n'est-ce pas ? Eh bien non. "Cave" c'est une grotte. "Coin" c'est une pièce de monnaie, "pain" c'est la douleur, "douche" c'est un crétin. Il y a aussi "eventually" qui ne veut pas du tout dire "éventuellement", mais "finalement". Bref, des comme ça, il y en a à la pelle.


Ces mots anglais qu'on utilise (mais qui sont différents en anglais)

On en utilise de plus en plus et pour la plupart, leur signification est la même dans les deux langues. Mais si vous entrez dans une boutique de fringues pour acheter un jogging, on va vous regarder bizarre. Gardez-donc en tête ces quelques exemples :

  • Un parking : car park (ou “parking lot” chez les ricains)
  • Le football : soccer
  • Un camping : camp site
  • Un cutter : utility knife
  • Un jogging : sweatpants

Les idiomes

Les idiomes sont des expressions propres à une langue ou une région. L'anglais a ce charme des idiomes très métaphoriques, donc très significatifs. En voici quelques-uns, avec leur traduction littérale et, pour vous entraîner, le choix entre deux propositions de sens équivalent en français.

  • The apple of my eye : la pomme de mon œil → Cool, Apple fait des iLunettes / la prunelle de mes yeux
  • To chew the fat : mâcher la graisse → manger du saindoux / bavarder
  • To spill the beans : renverser les haricots → faire tomber le plat de cassoulet / trahir un secret
  • I don't give a shit : je ne donne pas un caca → je suis constipé / je m'en fiche

La prononciation et l'accent

On peut tout à fait devenir bilingue et avoir quand même un accent à chier. Quelle que soit la façon dont il est pratiqué (matage de films et séries, chansons, immersion dans le pays, amis anglais ou américains,...), l'exercice de base consiste à écouter et répéter, encore et encore, le plus souvent possible. Même si les anglo-saxons raffolent de notre accent français, un minimum d'effort est requis. Le plus attentif des interlocuteurs anglophones pourrait ne pas comprendre "goude mornigue, aille ouante eu cofi plize sènkiou". Voici quelques petits trucs.

Méfiez-vous de la similitude de certaines syllabes :

Beach et bitch on l'air de se prononcer de la même façon. Mais si vous prononcez "ouère'z zse bitche" sans faire la nuance, vous verrez qu'il y a une différence de taille (et pas qu'un peu, dans ce cas précis). Le mot "beach" se prononce "biitch", en allongeant un poil le son "i". Le son du "i" de "bitch" tend à aller vers le "è", ça donne "bètch", un peu comme si vous étiez une chèvre.

La prononciation des "th" :

Avec celui-là, on a toujours du mal. On a tendance à simplifier le truc en utilisant le son "z". Ça passe, mais c'est pas très joli. Et puis le son diffère selon l'endroit où est placée cette foutue combinaison de consonnes. Exemple : "the theater" ne se prononce pas "ze ziateur", mais plus un truc comme "zse sziateur". Bon, c'est pas facile à expliquer par écrit. Le truc du "th", c'est de placer la langue entre les dents (mais pas trop non plus, on n'est pas à la visite médicale). Ce monsieur l'explique assez bien.

Le "r" :

Même galère que précédemment parce que c'est un son qui n'existe pas en français. Le "r" anglais ressemble à un "awr", ou encore à une espèce de déglutition interrompue... Le mieux est de regarder cette démonstration.


Rions un peu

Remplacer les mots anglais qu'on utilise tous les jours par du français de base, ça peut être assez marrant, voire complètement tartignolle quand il s'agit de paroles de chansons.

  • Hier soir je regardais les morts marchants en ruissellement mais ma boîte de vie a lâché. Et bien sûr, la ligne chaude est injoignable.
  • Bof, Berceau de Crasse j'accroche pas, je suis pas fan du métal noir... Par contre, un bon balance et roule genre les Rayures Blanches, Tête de Moteur, Reines de l'Âge de Pierre ou Bisou, là, ouais.
  • "J'ai été fait pour t'aimer bébé, tu as été faite pour m'aimer, et je ne peux pas avoir assez de toi bébé, est-ce que tu peux avoir assez de moi ? (Kiss - I Was Made for Loving You)
  • “Et nous restons vivants, restons vivants, ah ah ah ah restons vivant, restons vivants, ah ah ah ah restons vivaaaaaaaaaaaaaaaaaants !” (The Bee Gees - Staying Alive)

À l'inverse, voici quelques mots français que les anglais utilisent parce que ça fait chic (vous les reconnaîtrez facilement) :

  • Eumiouse-buouche
  • Deyja-vuou
  • Wandey-vuou

Donc, au final, l'anglais c'est pas si facile que ça.

Photo : Big Bang Contest / YouTube

Cet article pour apprendre à bien parler anglais a été rédigé par
Cécile L.

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